Ah, 2003 ! L’année du stage de mon ami à San Francisco, des débuts d’iTunes et surtout… de notre road trip épique avec Domingo, notre chien, qui ne savait pas encore qu’il allait devenir un explorateur du désert (malgré lui).
Si San Francisco était douce et brumeuse, la Vallée de la Mort (Death Valley pour les intimes ou les suicidaires) nous a accueillis avec la subtilité d’un sèche-cheveux géant braqué sur le visage.
Pour situer le décor, on parle d’un endroit où la terre a décidé de descendre à −85,5 mètres sous le niveau de la mer (à Badwater), juste pour voir ce que ça fait. C’est aussi là qu’en 1913, le thermomètre a affiché 56,7 °C. À ce niveau-là, on ne transpire plus, on se lyophilise sur place.
Nous roulions tranquillement, s’arrêtant ici et là pour admirer des paysages qui ressemblent étrangement à la planète Tatooine dans Star Wars. Arrivés près de magnifiques cratères, mon ami décide qu’il est temps de « dégourdir les pattes » de Domingo.
Le sol était aride, craquelé, et parsemé de petits trous sombres. Très mignons, ces petits trous. Très… mystérieux.
Moi : « Oh, regarde ces trous partout, c’est curieux, non ? » Mon ami (avec le calme olympien de celui qui ne risque rien) : « Ah ça ? Ce sont juste des terriers de serpents. »
À cet instant précis, mon cerveau a déconnecté la fonction « admiration de la nature » pour activer le mode « survie immédiate ».
Sachez une chose : ma peur des serpents n’est pas une simple « appréhension », c’est une discipline olympique. En une fraction de seconde, j’ai :
Saisi Domingo (qui n’avait rien demandé).
Effectué un demi-tour digne d’une voiture de rallye.
Sprinté vers la voiture en lévitant presque au-dessus du sol (pour ne pas toucher les trous, évidemment).
Pendant que mon ami pleurait de rire à l’extérieur, je suis restée héroïquement verrouillée dans la voiture. Fenêtres fermées, portières bloquées. J’ai observé le reste de la Death Valley à travers la vitre, telle une astronaute prudente observant une planète hostile depuis son module de commande.
Même si j’ai passé une partie du voyage pétrifiée sur mon siège, ce souvenir reste l’un de mes plus précieux. La Vallée de la Mort est d’une beauté brutale, excessive, et absolument inoubliable.
Note pour plus tard : Toujours vérifier si le « grand air » ne contient pas de voisins rampants avant de sortir le chien.









L’expertise d’une vie, la passion du sur-mesure.
Bonjour, je suis Fabienne Àparici.
Après plus de 20 ans passés dans les coulisses des plus grandes agences de voyages (American Express Voyages d’Affaires, Selectour), j’ai décidé de mettre mon expertise au service de ce qui me fait vibrer : la création de souvenirs inoubliables.
Mon parcours m’a permis de maîtriser chaque rouage technique du voyage, de la gestion de dossiers complexes à la connaissance pointue des destinations mondiales. Mais au-delà de la logistique, ce qui me passionne, c’est l’humain.
Voyager avec DreamRoute, c’est s’offrir le luxe d’un voyage pensé par une experte, mais vécu avec la liberté d’un explorateur.
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Bonjour, je fais un test sur les commentaires pour voir si cela fonctionne